{"id":4193,"date":"2011-06-03T16:40:22","date_gmt":"2011-06-03T20:40:22","guid":{"rendered":"http:\/2011\/06\/03\/reunion-annuelle-de-lamerican-society-of-clinical\/"},"modified":"2021-08-02T16:14:26","modified_gmt":"2021-08-02T20:14:26","slug":"reunion-annuelle-de-lamerican-society-of-clinical","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/themedicalxchange.com\/fr\/2011\/06\/03\/reunion-annuelle-de-lamerican-society-of-clinical\/","title":{"rendered":"Des essais cliniques de Phase III red\u00e9finissent le traitement optimal des cancers du tube digestif"},"content":{"rendered":"<h2>Les pr\u00e9sentations de derni\u00e8re heure \u00e0 la r\u00e9union de l&rsquo;ASCO sont charg\u00e9es de promesses<\/h2>\n<p>L\u2019\u00e9tude de Phase\u00a0III CLASSIC, qui a fait l\u2019objet d\u2019une pr\u00e9sentation de derni\u00e8re heure lors de la r\u00e9union annuelle de 2011 de l\u2019American Society of Clinical Oncology (ASCO), \u00e9tait au nombre d\u2019une s\u00e9rie d\u2019\u00e9tudes susceptibles d\u2019entra\u00eener des modifications aux normes th\u00e9rapeutiques. Elle avait pour objectif de prolonger la survie des patients atteints d\u2019un cancer de l\u2019estomac op\u00e9rable au moyen d\u2019un traitement adjuvant. Pour l\u2019heure, les taux de r\u00e9cidive oscillent entre 40 et 80\u00a0% apr\u00e8s curage de type\u00a0D2, m\u00eame lorsque les berges chirurgicales sont suffisantes. Lors de cette \u00e9tude multinationale, 1035\u00a0patients ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9partis au hasard de fa\u00e7on \u00e0 ne recevoir aucun traitement adjuvant ou 8\u00a0cycles du protocole XELOX (cap\u00e9citabine \u00e0 1000 mg\/m<sup>2<\/sup> 2\u00a0f.p.j. du jour\u00a01 au jour\u00a014 toutes les 3\u00a0semaines et de l\u2019oxaliplatine \u00e0 130 mg\/m<sup>2<\/sup> le jour\u00a01 toutes les 3\u00a0semaines) apr\u00e8s un curage de type\u00a0D2. Les r\u00e9sultats pr\u00e9liminaires ont incit\u00e9 le comit\u00e9 charg\u00e9 des donn\u00e9es et du contr\u00f4le de l\u2019innocuit\u00e9 \u00e0 recommander la publication d\u2019un premier rapport.<\/p>\n<blockquote><p>Pour l\u2019heure, les taux de r\u00e9cidive oscillent entre 40 et 80\u00a0% apr\u00e8s curage de type\u00a0D2, m\u00eame lorsque les berges chirurgicales sont suffisantes.<\/p><\/blockquote>\n<p>\u00ab\u00a0L\u2019\u00e9tude CLASSIC montre qu\u2019\u00e0 la suite d\u2019un curage de type\u00a0D2, le protocole XELOX employ\u00e9 comme traitement adjuvant est plus efficace que la surveillance utilis\u00e9e seule\u00a0\u00bb, a affirm\u00e9 le D<sup>r<\/sup>\u00a0Yung-Jue\u00a0Bang, du Coll\u00e8ge de m\u00e9decine de l\u2019Universit\u00e9 nationale de S\u00e9oul, en Cor\u00e9e. Les sujets ne sont pas suivis depuis assez longtemps pour qu\u2019un effet positif ait \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 du c\u00f4t\u00e9 de la survie globale (SG). Il n\u2019en demeure pas moins qu\u2019un bienfait significatif est effectivement ressorti en faveur du protocole XELOX comme traitement adjuvant pour ce qui est de la survie sans r\u00e9cidive de la maladie (SSRM), le param\u00e8tre d\u2019\u00e9valuation principal, et \u00ab\u00a0ce bienfait a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9 ind\u00e9pendamment du stade du cancer.\u00a0\u00bb Lors de cette \u00e9tude, la maladie d\u2019environ la moiti\u00e9 des patients en \u00e9tait au stade\u00a0II, celle d\u2019un peu plus du tiers des sujets avait atteint le stade\u00a0IIIA, tandis qu\u2019elle avait \u00e9volu\u00e9 jusqu\u2019au stade\u00a0IIIB chez presque tous les autres. L\u2019atteinte ganglionnaire \u00e9tait de classe\u00a0N1-2 chez environ 90\u00a0% des patients et N0 chez les autres. Pr\u00e8s de la moiti\u00e9 des curages ont \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9s dans l\u2019antre pylorique, les autres ayant \u00e9t\u00e9 majoritairement r\u00e9alis\u00e9s dans l\u2019estomac lui-m\u00eame. Les patients, qui \u00e9taient admissibles s\u2019ils ne pr\u00e9sentaient aucune tumeur macroscopique ou microscopique cons\u00e9cutivement \u00e0 l\u2019op\u00e9ration chirurgicale, devaient avoir un indice de Karnofsky d\u2019au moins 70\u00a0% et se pr\u00eater au processus de r\u00e9partition al\u00e9atoire dans les six semaines suivant l\u2019intervention. L\u2019\u00e9cart entre les taux de r\u00e9cidive \u00e9tait important\u00a0: 30,1\u00a0% dans le groupe sous surveillance et 18,1\u00a0% dans celui ayant suivi le protocole XELOX. Cela s\u2019est traduit par une SSRM de 74\u00a0% pour le protocole XELOX comparativement \u00e0 60\u00a0% pour la surveillance, d\u2019o\u00f9 une r\u00e9duction du risque relatif de 44\u00a0% (RRI\u00a0: 0,56; IC \u00e0 95\u00a0%\u00a0: de 0,44 \u00e0 0,72; <em>p\u00a0<\/em>&lt;\u00a00,0001) <a href=\"javascript:void(0)\" class=\"show-image\" data-index=\"0\">(Fig. 1)<\/a>. Les r\u00e9ductions relatives des taux de r\u00e9cidive \u00e9taient tr\u00e8s semblables et significatives sur le plan statistique pour tous les stades de la maladie et apr\u00e8s stratification des patients en fonction de l\u2019\u00e2ge (65\u00a0ans et plus ou plus jeune). Les sous-groupes n\u2019ont pas tous profit\u00e9 d\u2019un bienfait significatif sur le plan statistique, mais ils ont tous montr\u00e9 des tendances dans la bonne direction.<\/p>\n<blockquote>\n<div>Le protocole XELOX a \u00e9t\u00e9 assez bien tol\u00e9r\u00e9, puisqu\u2019il n\u2019a provoqu\u00e9 aucun effet ind\u00e9sirable inattendu. Le nombre m\u00e9dian de cycles administr\u00e9s a correspondu au nombre de cycles pr\u00e9vus.<\/div>\n<\/blockquote>\n<p>Le protocole XELOX a \u00e9t\u00e9 assez bien tol\u00e9r\u00e9, puisqu\u2019il n\u2019a provoqu\u00e9 aucun effet ind\u00e9sirable inattendu. Le nombre m\u00e9dian de cycles administr\u00e9s a correspondu au nombre de cycles pr\u00e9vus. Seulement 8,9\u00a0% des cycles comprenant de la cap\u00e9citabine et aucun de ceux renfermant de l\u2019oxaliplatine ont d\u00fb \u00eatre interrompus. L\u2019intensit\u00e9 de la dose m\u00e9diane, soit la proportion de m\u00e9dicament re\u00e7u par rapport \u00e0 la proportion pr\u00e9vue, s\u2019\u00e9levait \u00e0 85\u00a0% pour la cap\u00e9citabine et \u00e0 98\u00a0% pour l\u2019oxaliplatine <a href=\"javascript:void(0)\" class=\"show-image\" data-index=\"0\">(Tableau\u00a01)<\/a>. Si les effets toxiques de grades\u00a03 ou 4 ont \u00e9t\u00e9 plus fr\u00e9quents avec le protocole XELOX que dans les groupes sous surveillance (54\u00a0% vs 6\u00a0%), il convient de pr\u00e9ciser qu\u2019un pourcentage appr\u00e9ciable de ces effets \u00e9tait imputable \u00e0 une neutrop\u00e9nie ou \u00e0 une thrombocytop\u00e9nie (30\u00a0% vs 0\u00a0%). Tous les autres effets toxiques de grade\u00a03 ou plus, tels que les naus\u00e9es (8\u00a0%) et la diarrh\u00e9e (2\u00a0%), sont survenus chez moins de 10\u00a0% des sujets trait\u00e9s \u00e0 l\u2019aide du protocole XELOX. Fait remarquable, apr\u00e8s calcul des totaux num\u00e9riques, la protection contre les r\u00e9cidives \u00e9tait constante pour tous les si\u00e8ges tumoraux, qu\u2019ils aient \u00e9t\u00e9 locor\u00e9gionaux (23 vs 44), p\u00e9riton\u00e9aux (48 vs 58) ou \u00e0 distance (44 vs 78). Le suivi des patients se poursuivra aux fins d\u2019\u00e9valuation des bienfaits pour la survie. Jusqu\u2019\u00e0 maintenant, le protocole XELOX a \u00e9t\u00e9 reli\u00e9 \u00e0 une r\u00e9duction de 26\u00a0% des d\u00e9c\u00e8s, mais il s\u2019agit d\u2019une tendance non significative (RRI\u00a0: 0,74; IC \u00e0 95\u00a0%\u00a0: de 0,53 \u00e0 1,03; <em>p\u00a0<\/em>=\u00a00,0775). Bien que des bienfaits pour la survie s\u2019imposent g\u00e9n\u00e9ralement pour qu\u2019un nouveau traitement devienne la norme en oncologie, le D<sup>r<\/sup>\u00a0Bang a tenu \u00e0 pr\u00e9ciser que ces donn\u00e9es, qui \u00ab\u00a0confirment l\u2019utilit\u00e9 du protocole XELOX comme traitement adjuvant du cancer de l\u2019estomac\u00a0\u00bb ont d\u00e9j\u00e0 entra\u00een\u00e9 des modifications dans les fa\u00e7ons de faire de l\u2019\u00e9tablissement o\u00f9 il pratique. La constance des bienfaits observ\u00e9s \u00e0 tous les stades de la maladie lors de l\u2019\u00e9tude CLASSIC est rassurante. En effet, une certaine controverse entourait la possibilit\u00e9 que les bienfaits exerc\u00e9s par l\u2019oxaliplatine en traitement adjuvant ne se voient \u00e0 peu de choses pr\u00e8s que chez les patients tr\u00e8s expos\u00e9s. Durant la r\u00e9union de l\u2019ASCO, une pr\u00e9sentation sur les donn\u00e9es recueillies pendant quatre \u00e9tudes du projet intitul\u00e9 National Surgical Adjuvant Breast and Bowel Project (NSABP), auxquelles ont particip\u00e9 plus de 8500\u00a0patients atteints d\u2019un cancer du c\u00f4lon, nous a appris que l\u2019ajout d\u2019oxaliplatine \u00e0 une association form\u00e9e de 5-fluorouracile et de leucovorine a sembl\u00e9 exercer un bienfait l\u00e9g\u00e8rement moins prononc\u00e9 dans les cas de cancer au stade\u00a0II qu\u2019au stade\u00a0III. Cela dit, tant l\u2019investigateur principal de cette \u00e9tude, le D<sup>r<\/sup>\u00a0Greg Yothers, du D\u00e9partement de biostatistique de l\u2019Universit\u00e9 de Pittsburgh, en Pennsylvanie, que le D<sup>r\u00a0<\/sup>Howard S. Hochster, Directeur du Centre de traitement des cancers du tube digestif, de l\u2019Universit\u00e9 Yale, \u00e0 New Haven, au Connecticut, qui avait \u00e9t\u00e9 invit\u00e9 par l\u2019ASCO \u00e0 discuter de cette pr\u00e9sentation et de plusieurs autres, ont affirm\u00e9 qu\u2019un \u00e9ventuel lien entre l\u2019oxaliplatine et le stade de la maladie \u00e9tait improbable et que rien ne le confirmait. Ils soup\u00e7onnent plut\u00f4t que les bienfaits moins prononc\u00e9s observ\u00e9s dans les cas de cancer de stade\u00a0II s\u2019expliqueraient autrement, notamment par une puissance statistique insuffisante et une forte mortalit\u00e9 ayant d\u2019autres causes que le cancer. Reconnaissant que les grands intervalles de confiance ont emp\u00each\u00e9 de franchir le seuil de la signification statistique, le D<sup>r<\/sup>\u00a0Hochster a effectivement soulign\u00e9 qu\u2019\u00e0 la lumi\u00e8re des am\u00e9liorations m\u00e9dianes enregistr\u00e9es au chapitre des rapports des risques instantan\u00e9s \u00ab\u00a0l\u2019oxaliplatine a eu, dans l\u2019ensemble, un effet important dans les cas de cancer de stades\u00a0II et III pour ce qui est de la SG, de la SSRM et du d\u00e9lai \u00e9coul\u00e9 avant la r\u00e9cidive\u00a0\u00bb. Laissant entendre que les effets toxiques des sch\u00e9mas chimioth\u00e9rapiques muscl\u00e9s ne se justifient peut-\u00eatre pas chez les patients atteints d\u2019un cancer de stade\u00a0II peu expos\u00e9s, il a tout de m\u00eame ajout\u00e9 qu\u2019un faisceau important d\u2019arguments, y compris les donn\u00e9es issues des \u00e9tudes du NSABP, porte \u00e0 croire que les cliniciens devraient \u00ab\u00a0envisager d\u2019avoir recours au protocole FOLFOX chez les patients atteints de cancer du c\u00f4lon de stade\u00a0II particuli\u00e8rement vuln\u00e9rables apr\u00e8s en avoir discut\u00e9 [avec eux]\u00a0\u00bb.<\/p>\n<h3>L&rsquo;\u00e9tude AVANT : des donn\u00e9es d\u00e9cevantes<\/h3>\n<p>Dans les cas de cancer du c\u00f4lon, la chimioth\u00e9rapie adjuvante cons\u00e9cutive au curage est la norme depuis longtemps. \u00c0 preuve, les nombreuses \u00e9tudes pr\u00e9vues ou en cours qui tablent sur les sch\u00e9mas th\u00e9rapeutiques \u00e9tablis. L\u2019essai le plus r\u00e9cent, un autre essai multinational de Phase\u00a0III intitul\u00e9 AVANT, a servi \u00e0 v\u00e9rifier la capacit\u00e9 du bevacizumab, un AcM, de prolonger la SSRM obtenue avec les protocoles FOLFOX\u00a04 et XELOX. Or, les r\u00e9sultats ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9cevants. En effet, les r\u00e9sultats de la deuxi\u00e8me analyse, qui ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9s lors de la r\u00e9union annuelle de l\u2019ASCO de 2011, ne sont pas plus prometteurs que ceux qui avaient \u00e9t\u00e9 expos\u00e9s dans le cadre du symposium sur les cancers gastro-intestinaux organis\u00e9 en janvier dernier par cette m\u00eame association. Du point de vue statistique, il n\u2019y a eu aucune diff\u00e9rence entre les volets de l\u2019\u00e9tude, quoique les sujets trait\u00e9s avec le bevacizumab ont eu tendance \u00e0 moins bien s\u2019en tirer. \u00ab\u00a0M\u00eame les analyses des sous-groupes ne nous ont pas laiss\u00e9s entrevoir un avantage quelconque pour le bevacizumab, mais il se peut que les \u00e9tudes sur les biomarqueurs effectu\u00e9es \u00e0 partir des tissus pr\u00e9lev\u00e9s nous en apprennent plus\u00a0\u00bb, a affirm\u00e9 le D<sup>r<\/sup>\u00a0Thierry Andr\u00e9, de l\u2019H\u00f4pital Piti\u00e9-Salp\u00eatri\u00e8re de Paris, en France. Compte tenu de l\u2019hypoth\u00e8se de d\u00e9part, selon laquelle le bevacizumab aurait entra\u00een\u00e9 une prolongation de la SSRM, le D<sup>r\u00a0<\/sup>Andr\u00e9 a qualifi\u00e9 cette \u00e9tude de \u00ab\u00a0n\u00e9gative\u00a0\u00bb. Lors de l\u2019\u00e9tude AVANT, 3541\u00a0patients atteints d\u2019un cancer du c\u00f4lon de stade\u00a0II ou III tr\u00e8s expos\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9partis au hasard de mani\u00e8re \u00e0 suivre pendant six mois, soit le protocole FOLFOX\u00a04 (85 mg\/m<sup>2<\/sup> d\u2019oxaliplatine le jour\u00a01 avec en concomitance 200 mg\/m<sup>2<\/sup>\/jour de leucovorine, suivi d\u2019un bolus de 400 mg\/m<sup>2<\/sup> de 5-fluorouracile, puis de 600 mg\/m<sup>2<\/sup> de 5-fluorouracile administr\u00e9 en 22\u00a0heures par perfusion pendant deux journ\u00e9es cons\u00e9cutives, les cycles se r\u00e9p\u00e9tant toutes les 2\u00a0semaines), soit le protocole FOLFOX\u00a04 alli\u00e9 au bevacizumab administr\u00e9 une fois par semaine, soit le protocole XELOX associ\u00e9 au bevacizumab administr\u00e9 une fois par semaine aussi. En plus du param\u00e8tre d\u2019\u00e9valuation principal, cette \u00e9tude comportait des analyses secondaires sur la SG et l\u2019innocuit\u00e9 des traitements. Au terme d\u2019un suivi m\u00e9dian de 48\u00a0mois, c\u2019est le protocole FOLFOX\u00a04 utilis\u00e9 seul qui s\u2019est traduit par la meilleure SSRM. Par comparaison, le protocole FOLFOX\u00a04 alli\u00e9 au bevacizumab a produit une r\u00e9duction de 17\u00a0% de la SSRM, la diff\u00e9rence n\u2019\u00e9tant pas significative sur le plan statistique (RRI\u00a0: 1,17; IC \u00e0 95\u00a0%\u00a0: de 0,98 \u00e0 1,39), tandis que le protocole XELOX associ\u00e9 au bevacizumab a entra\u00een\u00e9 une diminution de 7\u00a0% de ce param\u00e8tre, la diff\u00e9rence \u00e9tant encore une fois non significative sur le plan statistique (RRI\u00a0: 1,07; IC \u00e0 95\u00a0%\u00a0: de 0,90 \u00e0 1,28). Lorsqu\u2019ils ont \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9s en fonction du d\u00e9lai \u00e9coul\u00e9 avant la r\u00e9cidive, l\u2019avantage du protocole FOLFOX\u00a04 num\u00e9riquement parlant s\u2019est maintenu tout au long de l\u2019\u00e9tude. Les chercheurs n\u2019ont not\u00e9 aucune diff\u00e9rence de la SSRM selon les stades de la maladie. Envisag\u00e9es dans l\u2019optique du d\u00e9lai \u00e9coul\u00e9 avant la r\u00e9cidive ou de l\u2019apparition d\u2019une nouvelle tumeur suivie du d\u00e9c\u00e8s, les m\u00eames tendances se sont dessin\u00e9es. Qui plus est, l\u2019analyse provisoire de la SG a fait ressortir un l\u00e9ger avantage statistique pour le protocole FOLFOX\u00a04 par rapport au m\u00eame protocole alli\u00e9 au bevacizumab (RRI\u00a0: 1,31; IC \u00e0 95\u00a0%\u00a0: de 1,03 \u00e0 1,67; <em>p\u00a0<\/em>&lt;\u00a00,05) <a href=\"javascript:void(0)\" class=\"show-image\" data-index=\"1\">(Fig. 2)<\/a>. \u00ab\u00a0Pourquoi le bevacizumab s\u2019est-il montr\u00e9 inefficace?\u00a0\u00bb, a demand\u00e9 le D<sup>r<\/sup>\u00a0Hochster. Il a \u00e9mis l\u2019hypoth\u00e8se que les caract\u00e9ristiques qui font qu\u2019un traitement adjuvant est efficace sont probablement diff\u00e9rentes de celles d\u2019un agent qui s\u2019est r\u00e9v\u00e9l\u00e9 utile contre les formes m\u00e9tastatiques de la maladie et contre lesquelles le bevacizumab s\u2019est justement montr\u00e9 actif. Le D<sup>r<\/sup>\u00a0Hochster a pr\u00e9cis\u00e9 que cette \u00e9tude jette les bases d\u2019une nouvelle r\u00e9flexion sur le r\u00f4le des AcM dans les diff\u00e9rents stades du cancer du c\u00f4lon.<\/p>\n<h2>L&rsquo;\u00e9tude PRIME : des donn\u00e9es prometteuses<\/h2>\n<p>Cependant, ces donn\u00e9es ne viennent pas amoindrir l\u2019int\u00e9r\u00eat possible des AcM dans le traitement du cancer colorectal (CCR) m\u00e9tastatique. Lors d\u2019une autre \u00e9tude multicentrique de Phase\u00a0III intitul\u00e9e PRIME, l\u2019ajout de panitumumab, un AcM, au protocole FOLFOX\u00a04 a effectivement permis d\u2019obtenir des am\u00e9liorations significatives de la survie sans progression de la maladie (SSPM) et de constater une tendance positive au chapitre de la SG chez les patients porteurs du g\u00e8ne KRAS de type sauvage. Cela dit, chez les patients porteurs du g\u00e8ne KRAS mutant, le protocole FOLFOX\u00a04 s\u2019est r\u00e9v\u00e9l\u00e9 plus efficace s\u2019il \u00e9tait utilis\u00e9 seul que s\u2019il \u00e9tait alli\u00e9 au panitumumab.<\/p>\n<blockquote><p>\u00ab\u00a0Selon les r\u00e9sultats de l\u2019analyse finale de l\u2019\u00e9tude PRIME, le panitumumab alli\u00e9 au protocole FOLFOX\u00a04, comparativement \u00e0 ce dernier utilis\u00e9 seul, a produit une am\u00e9lioration de la SSPM significative sur le plan statistique, une tendance vers la prolongation de la SG et une hausse statistiquement significative du taux de r\u00e9ponse chez les porteurs du g\u00e8ne KRAS de type sauvage.\u00a0\u00bb<\/p><\/blockquote>\n<p>\u00ab\u00a0Selon les r\u00e9sultats de l\u2019analyse finale de l\u2019\u00e9tude PRIME, le panitumumab alli\u00e9 au protocole FOLFOX\u00a04, comparativement \u00e0 ce dernier utilis\u00e9 seul, a produit une am\u00e9lioration de la SSPM significative sur le plan statistique, une tendance vers la prolongation de la SG et une hausse statistiquement significative du taux de r\u00e9ponse chez les porteurs du g\u00e8ne KRAS de type sauvage\u00a0\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 le D<sup>r<\/sup>\u00a0Jean-Yves Douillard, Chef du D\u00e9partement d\u2019oncologie m\u00e9dicale, au Centre Ren\u00e9 Gauducheau, \u00e0 Saint-Herblain, en France. Dans le cadre de cette \u00e9tude, 1183\u00a0patients atteints d\u2019un CCR m\u00e9tastatique non trait\u00e9 auparavant et ayant un indice fonctionnel ECOG de 2 ou moins ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9partis au hasard en deux groupes\u00a0: protocole FOLFOX\u00a04 ou protocole FOLFOX\u00a04 et panitumumab. Contrairement au bevacizumab, qui se lie au facteur de croissance de l\u2019endoth\u00e9lium vasculaire (VEGF), le panitumumab cible les r\u00e9cepteurs du facteur de croissance \u00e9pidermique (EGFr). Il \u00e9tait pr\u00e9vu de stratifier les patients en fonction du portage du g\u00e8ne KRAS de type sauvage ou mut\u00e9 aux fins d\u2019analyse de l\u2019efficacit\u00e9. Pour ce qui est des porteurs du g\u00e8ne KRAS de type sauvage, la SSPM s\u2019est am\u00e9lior\u00e9e de 20\u00a0% chez les patients du groupe panitumumab et protocole FOLFOX\u00a04 comparativement aux sujets du groupe protocole FOLFOX\u00a04 seulement (RRI\u00a0: 0,80; IC \u00e0 95\u00a0%\u00a0: de 0,67 \u00e0 0,95; <em>p\u00a0<\/em>=\u00a00,01) au terme d\u2019une p\u00e9riode de suivi ayant pu durer jusqu\u2019\u00e0 44\u00a0mois. En ce qui concerne les porteurs du g\u00e8ne KRAS mut\u00e9, les chercheurs ont constat\u00e9 une diminution de 27\u00a0% de la SSPM dans le groupe panitumumab et protocole FOLFOX\u00a04 par rapport au groupe protocole FOLFOX\u00a04 seulement (RRI\u00a0: 1,27; IC \u00e0 95\u00a0%\u00a0: de 1,04 \u00e0 1,55; <em>p\u00a0<\/em>=\u00a00,02). En restreignant l\u2019analyse \u00e0 la p\u00e9riode de traitement, on constate que ces \u00e9carts sont l\u00e9g\u00e8rement plus prononc\u00e9s. Des tendances similaires se sont dessin\u00e9es pour la SG, mais ni l\u2019am\u00e9lioration relative de 12\u00a0% (RRI\u00a0: 0,88; IC \u00e0 95\u00a0%\u00a0: de 0,73 \u00e0 1,06; <em>p\u00a0<\/em>=\u00a00,17) ni l\u2019aggravation de 17\u00a0% (RRI\u00a0: 1,17; IC \u00e0 95\u00a0%\u00a0: de 0,95 \u00e0 1,45; <em>p\u00a0<\/em>=\u00a00,15) observ\u00e9es avec l\u2019AcM associ\u00e9 \u00e0 la chimioth\u00e9rapie versus la chimioth\u00e9rapie employ\u00e9e seule chez les porteurs du g\u00e8ne KRAS de type sauvage ou mut\u00e9 respectivement, n\u2019\u00e9tait significative sur le plan statistique.\u00a0<a href=\"javascript:void(0)\" class=\"show-image\" data-index=\"1\">(Tableau 2)<\/a> Les nouvelles \u00e9tudes de Phase\u00a0III sur le traitement des cas avanc\u00e9s de cancer du rectum localis\u00e9 font beaucoup appel aux agents qui se sont r\u00e9v\u00e9l\u00e9s efficaces contre le cancer du c\u00f4lon. Au cours de l\u2019\u00e9tude multicentrique allemande CAO\/ARO\/AIO-04, 637\u00a0patients atteints d\u2019un cancer du rectum de stade\u00a0II ou III situ\u00e9 \u00e0 moins de 12\u00a0cm de la marge de l\u2019anus ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9partis au hasard en deux groupes de traitement. Dans le 1<sup>er\u00a0<\/sup>groupe, les patients subissaient des traitements de chimio-irradiation pr\u00e9op\u00e9ratoires, une intervention chirurgicale, puis un traitement adjuvant reposant sur l\u2019administration de 5-fluorouracile (250 mg\/m<sup>2<\/sup> des jours\u00a01 \u00e0 14, puis des jours\u00a022 \u00e0 35). Dans le 2<sup>e\u00a0<\/sup>groupe, les patients recevaient des traitements de chimio-irradiation ainsi que du 5-fluorouracile et de l\u2019oxaliplatine (50 mg\/m<sup>2<\/sup>, les jours 1, 8, 22 et 29) avant d\u2019\u00eatre op\u00e9r\u00e9s, puis se pr\u00eataient \u00e0 8\u00a0cycles de chimioth\u00e9rapie adjuvante fond\u00e9e sur le protocole FOLFOX\u00a06 modifi\u00e9 (perfusion de 100 mg\/m<sup>2<\/sup> d\u2019oxaliplatine et de 400 mg\/m<sup>2<\/sup> de leucovorine en 2\u00a0heures le jour \u00a01, puis administration d\u2019un bolus de 400 mg\/m<sup>2<\/sup> le jour\u00a01, suivie d\u2019une perfusion de 2,4 g\/m<sup>2<\/sup> sur 46\u00a0heures). La p\u00e9riode de suivi ne dure pas depuis assez longtemps pour permettre l\u2019\u00e9tude du param\u00e8tre d\u2019\u00e9valuation principal, soit la SSRM, mais les taux de r\u00e9ponse compl\u00e8te sur le plan pathologique se sont r\u00e9v\u00e9l\u00e9s significativement sup\u00e9rieurs dans le groupe de sujets trait\u00e9s par l\u2019oxaliplatine (17,6\u00a0% vs 13,1\u00a0%; <em>p\u00a0<\/em>=\u00a00,033). Partant de la pr\u00e9somption que ce sch\u00e9ma permet effectivement d\u2019obtenir de meilleurs r\u00e9sultats, il est important de souligner que l\u2019ajout de l\u2019oxaliplatine ne s\u2019est pas traduit par une multiplication des effets ind\u00e9sirables. Selon le D<sup>r<\/sup>\u00a0Claus R\u00f6del, du D\u00e9partement de radioth\u00e9rapie de l\u2019Universit\u00e9 d\u2019Erlangen, en Allemagne, des effets toxiques de grades\u00a03 ou 4 pr\u00e9op\u00e9ratoires sont survenus chez 21,6\u00a0% des sujets du 1<sup>er<\/sup>\u00a0groupe et chez 22,9\u00a0% de ceux du 2<sup>e<\/sup>\u00a0groupe. Dans l\u2019ensemble, la fr\u00e9quence des complications postop\u00e9ratoires \u00e9tait pratiquement identique dans les deux groupes (21,0\u00a0% et 21,9\u00a0%). Le D<sup>r<\/sup>\u00a0R\u00f6del a affirm\u00e9 que l\u2019ajout de l\u2019oxaliplatine a \u00e9t\u00e9 bien tol\u00e9r\u00e9, mais a admis qu\u2019il faudra attendre que le suivi ait dur\u00e9 plus longtemps pour compl\u00e9ter les analyses. Cela dit, d\u2019apr\u00e8s le D<sup>r<\/sup>\u00a0Robert Glynne-Jones, du Centre d\u2019oncologie Mount Vernon, de Northwood, au R.-U., qui avait \u00e9t\u00e9 invit\u00e9 par l\u2019ASCO \u00e0 participer \u00e0 la discussion, ce protocole suscite \u00e9norm\u00e9ment d\u2019enthousiasme et d\u2019optimisme parce qu\u2019il permettra peut-\u00eatre de r\u00e9aliser des progr\u00e8s consid\u00e9rables dans la ma\u00eetrise de la maladie. Qualifiant cette \u00e9tude d\u2019absolument fantastique, le D<sup>r<\/sup>\u00a0Glynne-Jones s\u2019est dit impressionn\u00e9 par l\u2019assurance de la qualit\u00e9 ayant pr\u00e9sid\u00e9 \u00e0 l\u2019ex\u00e9r\u00e8se totale du m\u00e9sorectum et qui s\u2019est traduite par l\u2019obtention de bons r\u00e9sultats op\u00e9ratoires chez pr\u00e8s de 75\u00a0% des patients, par l\u2019\u00e9valuation pathologique \u00ab\u00a0\u00e9blouissante\u00a0\u00bb d\u2019un nombre m\u00e9dian de 15\u00a0ganglions lymphatiques dans chaque groupe et enfin, par le taux de 60\u00a0% de traitements pr\u00e9op\u00e9ratoires men\u00e9s \u00e0 terme au moyen de doses compl\u00e8tes de radiation, de l\u2019oxaliplatine et du 5-fluorouracile. Le seul probl\u00e8me si, comme pr\u00e9vu, nous obtenons un effet positif sur la SSRM pourrait \u00eatre de \u00ab\u00a0savoir lequel des agents entre l\u2019oxaliplatine et le 5-fluorouracile administr\u00e9 comme adjuvant ou avant l\u2019op\u00e9ration, a eu la plus forte influence. Il faudra donc tout adopter en bloc\u00a0\u00bb, a affirm\u00e9 le D<sup>r<\/sup>\u00a0Glynne-Jones. D\u2019autres nouvelles donn\u00e9es non pas des moins importantes pour le tube digestif ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9es lors de la r\u00e9union de l\u2019ASCO de 2011. Elles proviennent d\u2019une \u00e9tude de Phase\u00a0III qui a permis de mettre au jour une diff\u00e9rence entre deux sch\u00e9mas chimioth\u00e9rapiques palliatifs utilis\u00e9s chez les patients atteints d\u2019un cancer m\u00e9tastatique inop\u00e9rable des voies biliaires. Pour cette \u00e9tude, 268\u00a0patients ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9partis au hasard de mani\u00e8re \u00e0 suivre le protocole GEMOX seulement (1000 mg\/m<sup>2<\/sup> de gemcitabine et 100\u00a0mg\/m<sup>2<\/sup> d\u2019oxaliplatine par jour pendant 2\u00a0semaines) ou avec 100\u00a0mg d\u2019erlotinib, un inhibiteur de la tyrosine kinase. Les patients \u00e9taient admissibles s\u2019ils \u00e9taient atteints d\u2019un ad\u00e9nocarcinome m\u00e9tastatique, inop\u00e9rable et confirm\u00e9 par histopathologie des voies biliaires (AVB), de l\u2019ampoule de Vater ou de la v\u00e9sicule biliaire, et s\u2019ils avaient un indice fonctionnel ECOG de 2 ou moins. Le principal param\u00e8tre d\u2019\u00e9valuation \u00e9tait la SSPM.<\/p>\n<blockquote><p>Avec le protocole GEMOX, \u00ab\u00a0la SSPM m\u00e9diane se chiffrait \u00e0 5,8\u00a0mois dans le groupe ayant re\u00e7u de l\u2019erlotinib et \u00e0 4,2\u00a0mois dans celui qui n\u2019en avait pas re\u00e7u, soit une diff\u00e9rence fr\u00f4lant le seuil de la signification statistique [p\u00a0=\u00a00,080].\u00a0\u00bb<\/p><\/blockquote>\n<p>\u00ab\u00a0Apr\u00e8s un suivi m\u00e9dian de 13,9\u00a0mois, la SSPM m\u00e9diane se chiffrait \u00e0 5,8\u00a0mois dans le groupe ayant re\u00e7u de l\u2019erlotinib et \u00e0 4,2\u00a0mois dans celui qui n\u2019en avait pas re\u00e7u, soit une diff\u00e9rence fr\u00f4lant le seuil de la signification statistique sans toutefois le franchir [<em>p\u00a0<\/em>=\u00a00,080]\u00a0\u00bb, a rapport\u00e9 le D<sup>r<\/sup>\u00a0Ho Yeong Lim, de la Division d\u2019h\u00e9mato-oncologie, du Centre m\u00e9dical Samsung, de S\u00e9oul, en Cor\u00e9e du Sud. Cela dit, l\u2019analyse des sous-groupes a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que \u00ab\u00a0la SSPM m\u00e9diane \u00e9tait significativement plus longue chez les patients aux prises avec un AVB qui avaient \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s avec de l\u2019erlotinib que chez ceux qui ne l\u2019avaient pas \u00e9t\u00e9 (5,9 vs 3,0\u00a0mois; <em>p\u00a0<\/em>=\u00a00,049)\u00a0\u00bb. Il a ajout\u00e9 que le taux de r\u00e9ponse objective \u00e9tait plus \u00e9lev\u00e9 chez les sujets trait\u00e9s par l\u2019erlotinib. Dans l\u2019ensemble, les donn\u00e9es issues de ces \u00e9tudes de Phase\u00a0III donnent \u00e0 penser que les agents cytotoxiques restent les pi\u00e8ces ma\u00eetresses du traitement d\u2019un large \u00e9ventail de cancer du tube digestif, qu\u2019ils soient utilis\u00e9s en premi\u00e8re intention, comme adjuvant ou comme traitement palliatif dans les cas de maladie avanc\u00e9e. Les agents cibl\u00e9s peuvent faire grimper les taux de r\u00e9ponse, mais ne le font pas toujours, ce qui porte \u00e0 croire que leur champ d\u2019utilit\u00e9 est plus restreint et en lien plus \u00e9troit avec le stade du cancer.<\/p>\n<h2>Conclusion<\/h2>\n<p>Les essais de Phase\u00a0III pr\u00e9sent\u00e9s lors de la r\u00e9union annuelle de l\u2019ASCO de 2011 ont \u00e9t\u00e9 une mine de renseignements sur la pratique clinique de pointe dans le domaine de l\u2019oncologie gastro-intestinale en confirmant certaines hypoth\u00e8ses ou en les r\u00e9futant. Les agents cibl\u00e9s ne se sont pas montr\u00e9s efficaces jusqu\u2019\u00e0 maintenant contre les premiers stades de la maladie. En revanche, bon nombre des traitements d\u2019usage courant, tels que les diff\u00e9rentes d\u00e9clinaisons du protocole FOLFOX, restent la norme aussi bien pour les premiers stades de la maladie que pour les plus avanc\u00e9s et demeurent le point de d\u00e9part des nouvelles strat\u00e9gies.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p><b> Chicago <\/b> \u2013 Plusieurs \u00e9tudes d\u2019envergure, y compris celles ayant fait l\u2019objet de pr\u00e9sentations de derni\u00e8re heure lors de la r\u00e9union annuelle de 2011 de l\u2019American Society of Clinical Oncology (ASCO), ont permis de peaufiner les traitements standard actuellement oppos\u00e9s aux cancers du tube digestif. Notons que plusieurs agents ont refait surface au sein de sch\u00e9mas th\u00e9rapeutiques agissant efficacement dans diverses parties du tube digestif. Les nouvelles donn\u00e9es r\u00e9v\u00e8lent que les agents cibl\u00e9s, tels que les anticorps monoclonaux (AcM) et les inhibiteurs de la tyrosine kinase, peuvent effectivement avoir un r\u00f4le \u00e0 jouer dans certaines populations, mais, fait encore plus remarquable, elles confirment l\u2019utilit\u00e9 des agents cytotoxiques. Dans l\u2019ensemble, les innovations apport\u00e9es semblent davantage tabler sur les atouts des sch\u00e9mas th\u00e9rapeutiques standard actuels, tels que le protocole FOLFOX (leucovorine, 5-fluorouracile et oxaliplatine) dans le cancer du c\u00f4lon, que sur le remplacement de ces strat\u00e9gies. Deux des \u00e9tudes les plus importantes concernant la direction prise \u00e0 l\u2019heure actuelle par les traitements de pointe ont \u00e9t\u00e9 men\u00e9es sur fond de traitement adjuvant contre le cancer du c\u00f4lon, mais de nouvelles donn\u00e9es d\u2019un grand int\u00e9r\u00eat ont aussi \u00e9t\u00e9 recueillies pour ce qui est du traitement pr\u00e9op\u00e9ratoire du cancer du rectum.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":4194,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"tags":[293,417,320,286,321],"class_list":["post-4193","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","tag-293","tag-asco-fr","tag-hematologie","tag-oncologie","tag-radiologie","area_tag-gastroenterologie","area_tag-oncologie"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v27.3 - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-wordpress\/ -->\n<title>Des essais cliniques de Phase III red\u00e9finissent le traitement optimal des cancers du tube digestif - The Medical Xchange<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/themedicalxchange.com\/en\/2011\/06\/03\/2011-american-society-of-clinical-oncology-asco-an\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Des essais cliniques de Phase III red\u00e9finissent le traitement optimal des cancers du tube digestif - The Medical Xchange\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Chicago \u2013 Plusieurs \u00e9tudes d\u2019envergure, y compris celles ayant fait l\u2019objet de pr\u00e9sentations de derni\u00e8re heure lors de la r\u00e9union annuelle de 2011 de l\u2019American Society of Clinical Oncology (ASCO), ont permis de peaufiner les traitements standard actuellement oppos\u00e9s aux cancers du tube digestif. 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