{"id":4939,"date":"2012-06-25T13:34:10","date_gmt":"2012-06-25T17:34:10","guid":{"rendered":"https:\/\/themedicalxchange.com\/2012\/06\/25\/conference-internationale-de-2012-de-lamerican-tho\/"},"modified":"2022-02-03T11:57:06","modified_gmt":"2022-02-03T16:57:06","slug":"conference-internationale-de-2012-de-lamerican-tho","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/themedicalxchange.com\/fr\/2012\/06\/25\/conference-internationale-de-2012-de-lamerican-tho\/","title":{"rendered":"MPOC : le traitement des voies respiratoires. Ma\u00eetriser la dyspn\u00e9e nuisant \u00e0 la r\u00e9adaptation respiratoire et \u00e0 la qualit\u00e9 de vie"},"content":{"rendered":"<p>Les sept objectifs du traitement de la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC) \u00e9num\u00e9r\u00e9s dans l\u2019important rapport GOLD (<em>Global Initiative for Chronic Obstructive Lung Disease<\/em>) ne sont pas seulement intriqu\u00e9s; ils sont indissociables. L\u2019atteinte du septi\u00e8me objectif, soit la r\u00e9duction de la mortalit\u00e9, passe obligatoirement par celle de la pr\u00e9vention et du traitement des exacerbations ainsi que par l\u2019am\u00e9lioration de la tol\u00e9rance \u00e0 l\u2019effort. Les interventions qui r\u00e9ussissent \u00e0 freiner ou \u00e0 ralentir l\u2019\u00e9volution de la MPOC reposent sur la ma\u00eetrise de la dyspn\u00e9e, une manifestation majeure de la maladie. \u00ab\u00a0La MPOC est une maladie \u00e9volutive qui se caract\u00e9rise par une respiration difficile accompagn\u00e9e de dyspn\u00e9e progressive et chronique,\u00a0\u00bb a d\u00e9clar\u00e9 le D<sup>r<\/sup>\u00a0Stephen\u00a0I.\u00a0Rennard, Professeur de m\u00e9decine et titulaire de la chaire Larson, au Centre m\u00e9dical de l\u2019Universit\u00e9 du Nebraska, \u00e0 Omaha. S\u2019il ne fait pas de doute que la dyspn\u00e9e est un \u00ab\u00a0trait de la maladie qui entra\u00eene une alt\u00e9ration de la qualit\u00e9 de vie li\u00e9e \u00e0 la sant\u00e9\u00a0\u00bb, elle joue \u00e9galement un r\u00f4le d\u00e9terminant dans la perte de capacit\u00e9 fonctionnelle qui ouvre la voie aux exacerbations et \u00e0 l\u2019\u00e9volution de la MPOC. Des chercheurs ont r\u00e9alis\u00e9 une \u00e9tude d\u2019observation aupr\u00e8s de 1615\u00a0sujets en partant de l\u2019hypoth\u00e8se qu\u2019un programme de r\u00e9adaptation respiratoire men\u00e9 \u00e0 terme constituait un facteur de pr\u00e9diction de la survie des patients. Ils ont ainsi pu recueillir des donn\u00e9es probantes d\u00e9montrant que la r\u00e9adaptation respiratoire a effectivement des r\u00e9percussions positives sur la mortalit\u00e9. La comparaison des donn\u00e9es collig\u00e9es chez les sujets ayant suivi ce programme jusqu\u2019\u00e0 la fin et chez ceux qui avaient abandonn\u00e9 en cours de route a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que les courbes de la survie se s\u00e9paraient au bout de deux ans et que l\u2019\u00e9cart continuait de se creuser durant les 10\u00a0ann\u00e9es de suivi. Au terme de cette d\u00e9cennie, l\u2019avantage absolu observ\u00e9 pour la survie se chiffrait \u00e0 15\u00a0% environ (40\u00a0% vs 25\u00a0%; <em>p\u00a0<\/em>&lt;\u00a00,001) et l\u2019avantage relatif pour la survie, \u00e0 plus de 50\u00a0% <a href=\"javascript:void(0)\" class=\"show-image\" data-index=\"0\">(Fig. 1)<\/a>.<\/p>\n<blockquote><p>Chez les patients qui en sont capables, \u00ab\u00a0l\u2019exercice peut \u00eatre litt\u00e9ralement une question de vie ou de mort.\u00a0\u00bb<\/p><\/blockquote>\n<p>Chez les patients qui en sont capables, \u00ab\u00a0l\u2019exercice peut \u00eatre litt\u00e9ralement une question de vie ou de mort\u00a0\u00bb, a pr\u00e9cis\u00e9 l\u2019auteure principale de cette \u00e9tude, la D<sup>re<\/sup>\u00a0Johanna\u00a0Williams, du D\u00e9partement de pneumologie de l\u2019H\u00f4pital universitaire de Leicester, au Royaume-Uni. Elle a ajout\u00e9 que ces donn\u00e9es viennent souligner l\u2019importance de ma\u00eetriser les sympt\u00f4mes qui constituent un frein \u00e0 l\u2019activit\u00e9 physique pour permettre la r\u00e9adaptation respiratoire.<\/p>\n<h2>Options de traitement dirig\u00e9es contre la dyspn\u00e9e<\/h2>\n<p>Les options de traitement visant \u00e0 ma\u00eetriser la dyspn\u00e9e, principal sympt\u00f4me de la MPOC constituant un frein \u00e0 l\u2019activit\u00e9 physique, ne cessent de s\u2019am\u00e9liorer. Par le pass\u00e9, les bronchodilatateurs utilis\u00e9s dans les cas de MPOC appartenaient \u00e0 trois classes de m\u00e9dicaments\u00a0: les \u00df<sub>2<\/sub>-agonistes, les anticholinergiques et les m\u00e9thylxanthines. Aujourd\u2019hui, les nouvelles strat\u00e9gies reposent sur l\u2019inhibition de la phosphodiest\u00e9rase-4 (PDE4) et sur des agents alliant divers modes d\u2019action comme l\u2019inhibition de la PDE4 et l\u2019agonisme des r\u00e9cepteurs \u00df<sub>2<\/sub>-adr\u00e9nergiques (BALA). En outre, certains des agents les plus r\u00e9cents font preuve d\u2019un effet bronchodilatateur et anti-inflammatoire. Les exacerbations ont toujours \u00e9t\u00e9 le crit\u00e8re servant \u00e0 \u00e9valuer l\u2019efficacit\u00e9 des traitements dirig\u00e9s contre la MPOC parce qu\u2019elles peuvent menacer le pronostic vital et commander l\u2019hospitalisation du patient. L\u2019int\u00e9r\u00eat grandissant pour l\u2019effet exerc\u00e9 sur la dyspn\u00e9e vient du fait que les pneumologues cherchent de plus en plus \u00e0 pr\u00e9venir l\u2019\u00e9volution de la maladie gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019optimisation de la capacit\u00e9 physique de leurs patients. Par exemple, un des m\u00e9dicaments les plus r\u00e9cents, le roflumilast, a \u00e9t\u00e9 homologu\u00e9 pour le traitement de la MPOC au Canada et aux \u00c9tats-Unis \u00e0 la lumi\u00e8re des r\u00e9sultats d\u2019une s\u00e9rie d\u2019essais multicentriques de Phase\u00a0III men\u00e9s par comparaison avec un placebo ayant mis au jour des r\u00e9ductions extr\u00eamement significatives du risque d\u2019exacerbation. Au cours de la conf\u00e9rence de 2012 de l\u2019ATS, le D<sup>r<\/sup>\u00a0Rennard a regroup\u00e9 les donn\u00e9es issues de ces essais pour d\u00e9montrer les bienfaits exerc\u00e9s par ce m\u00e9dicament sur la dyspn\u00e9e. Apr\u00e8s application d\u2019un crit\u00e8re relativement rigoureux, soit une variation d\u2019au moins une unit\u00e9 de l\u2019index de transition de la dyspn\u00e9e (<em>Transition Dyspnea Index<\/em> [TDI]), la proportion de patients ayant connu une diminution marqu\u00e9e de leur dyspn\u00e9e sur le plan clinique a augment\u00e9 de plus de 15\u00a0% (<em>p\u00a0<\/em>=\u00a00,0001) chez les patients trait\u00e9s par le roflumilast, un inhibiteur de la PDE4, comparativement \u00e0 ceux qui avaient re\u00e7u le placebo <a href=\"javascript:void(0)\" class=\"show-image\" data-index=\"1\">(Fig. 2)<\/a>. \u00ab\u00a0Les r\u00e9sultats obtenus chez les patients atteints de bronchite chronique ou de bronchite chronique assortie d\u2019ant\u00e9c\u00e9dents d\u2019exacerbations ont \u00e9t\u00e9 similaires\u00a0\u00bb, a rapport\u00e9 le D<sup>r<\/sup>\u00a0Rennard, dont l\u2019analyse en intention de traiter a port\u00e9 sur 5777\u00a0sujets r\u00e9partis al\u00e9atoirement. Si l\u2019activit\u00e9 des nouveaux agents, dont le roflumilast, contre la dyspn\u00e9e attire autant l\u2019attention, c\u2019est en raison du retentissement qu\u2019elle peut avoir sur l\u2019issue du traitement. Une ma\u00eetrise plus muscl\u00e9e de la dyspn\u00e9e est \u00e9galement le d\u00e9nominateur commun de diverses \u00e9tudes portant sur des associations m\u00e9dicamenteuses form\u00e9es d\u2019agents dot\u00e9s de modes d\u2019action diff\u00e9rents, qui th\u00e9oriquement, devrait procurer des bienfaits plus prononc\u00e9s. Une de ces \u00e9tudes, d\u00e9crite \u00e9galement par le D<sup>r<\/sup>\u00a0Rennard, a servi \u00e0 \u00e9valuer une association compos\u00e9e de roflumilast et de tiotropium, un antagoniste muscarinique, chez des patients n\u2019ayant pas r\u00e9agi favorablement au tiotropium utilis\u00e9 en monoth\u00e9rapie. Apr\u00e8s une p\u00e9riode initiale de quatre semaines au cours de laquelle les sujets ont pris du tiotropium et un placebo, ils ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9partis au hasard de mani\u00e8re \u00e0 continuer \u00e0 poursuivre leur traitement avec le placebo ou \u00e0 passer au roflumilast \u00e0 500\u00a0\u00b5g une fois par jour. Selon la d\u00e9finition du TDI utilis\u00e9e dans l\u2019analyse des donn\u00e9es regroup\u00e9es, \u00ab\u00a0un nombre significativement plus \u00e9lev\u00e9 de patients trait\u00e9s par le roflumilast et le tiotropium ont obtenu une r\u00e9duction importante sur le plan clinique de leur dyspn\u00e9e comparativement \u00e0 ceux qui \u00e9taient trait\u00e9s par le tiotropium et le placebo\u00a0\u00bb, a affirm\u00e9 le D<sup>r<\/sup>\u00a0Rennard. Pendant cette \u00e9tude de 24\u00a0semaines men\u00e9e chez 728\u00a0sujets, l\u2019avantage absolu se chiffrait \u00e0 13,07\u00a0% (54,46\u00a0% vs 41,39\u00a0%; <em>p\u00a0<\/em>=\u00a00,0009), soit un gain relatif de plus de 30\u00a0% <a href=\"javascript:void(0)\" class=\"show-image\" data-index=\"2\">(Fig. 3)<\/a>. Fait important \u00e0 noter aussi, seulement 6,69\u00a0% des sujets trait\u00e9s par l\u2019association \u00e0 base de roflumilast ont connu un recul consid\u00e9rable de leur score TDI sur le plan clinique comparativement \u00e0 15,41\u00a0% des sujets ayant pris le tiotropium et le placebo (<em>p\u00a0<\/em>=\u00a00,004). L\u2019association des modes d\u2019action dans le traitement de la MPOC est une id\u00e9e attrayante. Alors que la bronchodilatation g\u00e9n\u00e9r\u00e9e par le tiotropium est attribuable au blocage des r\u00e9cepteurs muscariniques, l\u2019am\u00e9lioration graduelle de la fonction respiratoire produite par le roflumilast est obtenue par inhibition de la PDE4. De plus, selon les donn\u00e9es pr\u00e9sent\u00e9es par le D<sup>r<\/sup>\u00a0Javier\u00a0Milara, de l\u2019Institut de sant\u00e9 Charles\u00a0III, de Valence, en Espagne, le roflumilast exercerait un certain effet anti-inflammatoire direct, ce qui pourrait avoir un rapport avec la dyspn\u00e9e et les exacerbations en raison du r\u00f4le que joue l\u2019inflammation dans l\u2019activation de la production de s\u00e9cr\u00e9tions, la sensibilit\u00e9 aux infections et l\u2019intensification des sympt\u00f4mes. Au cours d\u2019une \u00e9tude durant laquelle des polynucl\u00e9aires neutrophiles pr\u00e9lev\u00e9s chez des patients atteints de la MPOC ont \u00e9t\u00e9 mis en culture, le roflumilast a \u00e9t\u00e9 associ\u00e9 \u00e0 l\u2019inhibition de la lib\u00e9ration de l\u2019interleukine\u00a08 (IL-8) et de la m\u00e9talloprot\u00e9ase matricielle\u00a09 (MMP\u20119). Cet effet a \u00e9t\u00e9 moins prononc\u00e9 avec la dexam\u00e9thasone. \u00ab\u00a0L\u2019effet anti-inflammatoire des glucocortico\u00efdes s\u2019\u00e9mousse dans des conditions de stress oxydatif, ce qui se produit souvent dans les cas de MPOC. Le fait que nous ayons pu documenter l\u2019effet anti-inflammatoire du roflumilast sur les polynucl\u00e9aires neutrophiles aussi bien chez des patients atteints de MPOC que chez des t\u00e9moins en sant\u00e9 est probablement important sur le plan clinique\u00a0\u00bb, a affirm\u00e9 le D<sup>r<\/sup>\u00a0Milara. M\u00eame si les bienfaits du roflumilast dans la ma\u00eetrise de la MPOC sont partiellement attribuables aux effets directs qu\u2019il exerce sur l\u2019AMPc des pneumocytes et d\u2019autres cellules pulmonaires, on croit que son effet anti-inflammatoire est le mode d\u2019action responsable de la r\u00e9duction annuelle de 17\u00a0% de l\u2019incidence des exacerbations qui a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e dans le cadre des essais de Phase\u00a0III (<em>Lancet<\/em>, vol.\u00a0374, 2009, p.\u00a0685-694). La cr\u00e9ation d\u2019un \u00e9ventail d\u2019agents dont l\u2019effet pourrait s\u2019additionner ou agir en synergie pour ma\u00eetriser la dyspn\u00e9e et les exacerbations dans les cas de MPOC a de grandes implications pour l\u2019issue de la maladie. C\u2019est ce qui explique que ces nouvelles options attirent autant l\u2019attention en recherche clinique. Les r\u00e9sultats de l\u2019essai GLOW2, un essai de Phase\u00a0III sur le NVA237, aussi connu sous le nom de glycopyrrolate, ont \u00e9t\u00e9 expos\u00e9s lors de la conf\u00e9rence de 2012 de l\u2019ATS. Au cours de cet essai, 1066\u00a0patients aux prises avec la MPOC ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9partis au hasard de mani\u00e8re \u00e0 recevoir 50\u00a0\u00b5g de NVA237, un placebo ou 18\u00a0\u00b5g de tiotropium, et ont \u00e9t\u00e9 suivis pendant 52\u00a0semaines. Pour ce qui est du principal crit\u00e8re d\u2019\u00e9valuation de cet essai, c\u2019est-\u00e0-dire l\u2019am\u00e9lioration de la fonction respiratoire mesur\u00e9e d\u2019apr\u00e8s le volume expiratoire maximale par seconde (VEMS), le NVA237 a eu un avantage significatif sur le placebo au 1<sup>er<\/sup>\u00a0jour, puis \u00e0 la 26<sup>e<\/sup> et \u00e0 la 52<sup>e<\/sup>\u00a0semaine. Le NVA237 s\u2019est r\u00e9v\u00e9l\u00e9 sup\u00e9rieur au tiotropium num\u00e9riquement parlant, mais l\u2019\u00e9cart entre les deux produits n\u2019\u00e9tait pas significatif sur le plan statistique <a href=\"javascript:void(0)\" class=\"show-image\" data-index=\"3\">(Fig. 4)<\/a>. \u00ab\u00a0En plus de l\u2019am\u00e9lioration de la fonction respiratoire, les chercheurs ont constat\u00e9 que le NVA237 s\u2019\u00e9tait continuellement montr\u00e9 sup\u00e9rieur au placebo pour tous les param\u00e8tres principaux rendant compte d\u2019une meilleure ma\u00eetrise de la MPOC\u00a0\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 le D<sup>r<\/sup>\u00a0Phillip E. Korenblat, Professeur, Division de l\u2019allergologie et de l\u2019immunologie, \u00e0 l\u2019\u00c9cole de m\u00e9decine de l\u2019Universit\u00e9 Washington, \u00e0 Saint-Louis, au Missouri. En plus d\u2019une diminution significative de l\u2019incidence des exacerbations (<em>p\u00a0<\/em>=\u00a00,001) et d\u2019une am\u00e9lioration des scores attribu\u00e9s \u00e0 la qualit\u00e9 de vie (<em>p\u00a0<\/em>&lt;\u00a00,001), ces indicateurs ont \u00e9galement r\u00e9v\u00e9l\u00e9 une att\u00e9nuation de la dyspn\u00e9e, comme en t\u00e9moignait le score TDI (<em>p\u00a0<\/em>=\u00a00,002) <a href=\"javascript:void(0)\" class=\"show-image\" data-index=\"0\">(Tableau\u00a01)<\/a>. Les chercheurs ont aussi fait le rapprochement entre l\u2019utilisation du NVA237 et une prolongation du d\u00e9lai \u00e9coul\u00e9 avant la premi\u00e8re exacerbation (<em>p\u00a0<\/em>=\u00a00,001), une r\u00e9duction du recours aux m\u00e9dicaments de secours (<em>p\u00a0<\/em>=\u00a00,039) et une augmentation du nombre de journ\u00e9es (exprim\u00e9 en pourcentage) exemptes de sympt\u00f4mes (<em>p\u00a0<\/em>&lt;\u00a00,05) par rapport au placebo. M\u00eame si le NVA237 s\u2019est de nouveau montr\u00e9 sup\u00e9rieur au tiotropium sur le plan num\u00e9rique pour certains des effets exerc\u00e9s, l\u2019\u00e9cart observ\u00e9 entre les deux m\u00e9dicaments n\u2019a pas franchi le seuil de la signification statistique. L\u2019incidence des effets ind\u00e9sirables graves observ\u00e9s avec le NVA237 \u00e9tait plus faible (12,6\u00a0%) que celle enregistr\u00e9e pour le placebo (15,4\u00a0%) et le tiotropium (15,0\u00a0%), ce qui d\u00e9montre surtout que ce bronchodilatateur, comme les autres m\u00e9dicaments du m\u00eame type, est bien tol\u00e9r\u00e9. Bien que sa mise au point soit moins avanc\u00e9e, le GS-5759, un inhibiteur de la PDE4 et un BALA, n\u2019en demeure pas moins int\u00e9ressant en raison de son double mode d\u2019action bronchodilatateur et de son effet anti-inflammatoire possible. Dans le cadre d\u2019une \u00e9tude express\u00e9ment con\u00e7ue pour \u00e9valuer son activit\u00e9 anti-inflammatoire, des cellules mononucl\u00e9\u00e9es de sang p\u00e9riph\u00e9rique humain (PBMC) et des polynucl\u00e9aires neutrophiles ont \u00e9t\u00e9 stimul\u00e9s de mani\u00e8re \u00e0 lib\u00e9rer des cytokines en l\u2019absence et en pr\u00e9sence de cet agent, de roflumilast, d\u2019un autre inhibiteur de la PDE4 connu sous le sigle GSK-256066, et de dexam\u00e9thasone. Or les concentrations inhibitrices \u00e0 50\u00a0% (CI<sub>50<\/sub>) mesur\u00e9es avec ce double mode d\u2019action se sont constamment r\u00e9v\u00e9l\u00e9es sup\u00e9rieures \u00e0 celles obtenues avec les agents de comparaison. Les chercheurs ont d\u2019ailleurs affirm\u00e9\u00a0: \u00ab\u00a0Nous sommes convaincus que nos r\u00e9sultats montrent que l\u2019activit\u00e9 anti-inflammatoire que le GS-5759 exerce sur les cellules PBMC humaines et les polynucl\u00e9aires neutrophiles s\u2019explique par l\u2019association de son action inhibitrice sur la PDE4 et de son effet sur les r\u00e9cepteurs \u00df<sub>2<\/sub>-adr\u00e9nergiques\u00a0\u00bb. La s\u00e9rie d\u2019\u00e9tudes r\u00e9sum\u00e9es, entre autres, par Stacey\u00a0L.\u00a0Tannheimer, Ph.\u00a0D., avait aussi d\u00e9montr\u00e9 que le GS-5759 amplifie l\u2019effet anti-inflammatoire de la dexam\u00e9thasone lorsque ces deux agents sont employ\u00e9s ensemble dans les mod\u00e8les exp\u00e9rimentaux. Les m\u00e9dicaments qui peuvent agir sur les manifestations physiopathologiques sous-jacentes de la MPOC, dont l\u2019\u00e9l\u00e9ment moteur est l\u2019inflammation, sont appel\u00e9s \u00e0 jouer un r\u00f4le pr\u00e9pond\u00e9rant dans cette phase de transition qui fera passer la prise en charge de la MPOC de la simple ma\u00eetrise des sympt\u00f4mes \u00e0 la ma\u00eetrise de la maladie elle-m\u00eame. Les patients atteints de MPOC ont besoin d\u2019une strat\u00e9gie de prise en charge globale parce que les contraintes impos\u00e9es par la maladie, et qui sont souvent exacerb\u00e9es par d\u2019autres affections concomitantes, s\u2019allient pour favoriser la s\u00e9dentarit\u00e9 des patients, ce qui gruge encore plus leur tol\u00e9rance \u00e0 l\u2019effort. Le fardeau psychologique que repr\u00e9sente la dyspn\u00e9e n\u2019est pas la moindre des influences n\u00e9gatives qui entrent en jeu dans l\u2019\u00e9volution de la maladie. \u00ab\u00a0La dyspn\u00e9e \u00e0 l\u2019effort peut restreindre les activit\u00e9s des patients au quotidien et accro\u00eetre le risque de mal-\u00eatre, d\u2019isolement social et de d\u00e9pression\u00a0\u00bb, a signal\u00e9 le D<sup>r<\/sup>\u00a0Ejvind Frausing Hansen, M\u00e9decin-chef \u00e0 l\u2019H\u00f4pital de Hvidovre, au Danemark. Pendant son expos\u00e9 sur l\u2019effet de la dyspn\u00e9e sur l\u2019activit\u00e9 sexuelle, le D<sup>r<\/sup>\u00a0Hansen a affirm\u00e9 que la ma\u00eetrise de ce sympt\u00f4me est essentielle non seulement pour am\u00e9liorer la qualit\u00e9 de vie des patients, mais aussi pour favoriser un degr\u00e9 d\u2019activit\u00e9 permettant de pr\u00e9server une bonne sant\u00e9. L\u2019\u00e9tude d\u00e9crite par le D<sup>r<\/sup>\u00a0Hansen a port\u00e9 sur 61\u00a0patients, dont 39 \u00e9taient atteints de MPOC et 22 pr\u00e9sentaient une insuffisance cardiaque. Ils devaient r\u00e9pondre \u00e0 un questionnaire destin\u00e9 \u00e0 recueillir de l\u2019information sur l\u2019apparition d\u2019une dyspn\u00e9e incommodante durant les rapports sexuels. Seulement 5\u00a0% des patients atteints d\u2019insuffisance cardiaque ont signal\u00e9 que la dyspn\u00e9e \u00e9tait un probl\u00e8me durant leurs rapports sexuels comparativement \u00e0 44\u00a0% des patients aux prises avec la MPOC (<em>p\u00a0<\/em>=\u00a00,001). Parmi tous les patients qui ont affirm\u00e9 souffrir de dyspn\u00e9e durant leurs rapports sexuels, 56\u00a0% des patients atteints de MPOC et 27\u00a0% de ceux qui pr\u00e9sentaient une insuffisance cardiaque (<em>p\u00a0<\/em>=\u00a00,04) ont d\u00e9clar\u00e9 qu\u2019elle constituait un frein \u00e0 ce chapitre. Les patients atteints de MPOC ont \u00e9t\u00e9 plus nombreux que ceux aux prises avec une insuffisance cardiaque \u00e0 qualifier leur vie sexuelle d\u2019insatisfaisante (38\u00a0% vs 32\u00a0%), mais l\u2019\u00e9cart entre les deux groupes n\u2019\u00e9tait pas significatif <a href=\"javascript:void(0)\" class=\"show-image\" data-index=\"4\">(Fig. 5)<\/a>. \u00ab\u00a0Les personnes \u00e2g\u00e9es aussi ont besoin d\u2019une vie sexuelle satisfaisante, car elle joue un r\u00f4le majeur dans le sentiment de bien-\u00eatre\u00a0\u00bb, a fait remarquer le D<sup>r<\/sup>\u00a0Hansen. Il a avanc\u00e9 que la ma\u00eetrise de la dyspn\u00e9e dans le but d\u2019am\u00e9liorer la fonction sexuelle m\u00e9rite effectivement qu\u2019on s\u2019y attarde davantage, mais qu\u2019elle doit \u00e9galement s\u2019int\u00e9grer dans une d\u00e9marche globale visant \u00e0 faire en sorte que les patients atteints de MPOC continuent de participer \u00e0 l\u2019ensemble des activit\u00e9s qui d\u00e9finissent une bonne qualit\u00e9 de vie.<\/p>\n<h2>Conclusion<\/h2>\n<p>Il va de soi que le traitement des sympt\u00f4mes de la MPOC s\u2019impose pour pr\u00e9server la qualit\u00e9 de vie des personnes atteintes de cette maladie \u00e9volutive. Cela dit, l\u2019importance qu\u2019il pourrait avoir pour la pr\u00e9servation de la fonction respiratoire et de la capacit\u00e9 physique suscite un int\u00e9r\u00eat grandissant. Le frein que constituent les sympt\u00f4mes de la MPOC pour l\u2019activit\u00e9 physique peut \u00eatre \u00e0 l\u2019origine d\u2019un cercle vicieux en vertu duquel le d\u00e9clin de la capacit\u00e9 physique augmente le risque d\u2019exacerbations et acc\u00e9l\u00e8re la d\u00e9t\u00e9rioration des diverses fonctions. Les agents permettant de ma\u00eetriser la dyspn\u00e9e sont en mesure d\u2019am\u00e9liorer la capacit\u00e9 fonctionnelle, d\u2019o\u00f9 le ralentissement ou la pr\u00e9vention de l\u2019\u00e9rosion du bien-\u00eatre physique qui se traduit par une plus grande vuln\u00e9rabilit\u00e9 aux exacerbations, aux hospitalisations et au d\u00e9c\u00e8s. En ayant recours aux agents qui att\u00e9nuent la dyspn\u00e9e gr\u00e2ce \u00e0 leurs effets bronchodilatateurs, anti-inflammatoires ou autres, il est possible d\u2019am\u00e9liorer l\u2019issue de la maladie tout en pr\u00e9servant la qualit\u00e9 de vie des patients.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p><b> San Francisco <\/b> \u2013 La ma\u00eetrise de la dyspn\u00e9e, partie int\u00e9grante de la prise en charge globale de la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC), a un retentissement sur la prolongation de la survie. Selon de nouvelles donn\u00e9es recueillies au cours d\u2019une p\u00e9riode de suivi de plus de 10 ans et qui ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9es dans le cadre de la Conf\u00e9rence internationale de 2012 de l\u2019American Thoracic Society (ATS), elle serait reli\u00e9e \u00e0 une augmentation de la tol\u00e9rance \u00e0 l\u2019effort et \u00e0 une r\u00e9duction tr\u00e8s importante du risque de d\u00e9c\u00e8s. Facteur incontournable pour qui veut prolonger la survie gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019exercice, la ma\u00eetrise de la dyspn\u00e9e fait partie des \u00e9l\u00e9ments essentiels des plans de prise en charge s\u2019\u00e9cartant radicalement des mod\u00e8les de r\u00e9f\u00e9rence et qui d\u00e9laissent la simple ma\u00eetrise des sympt\u00f4mes pour privil\u00e9gier la pr\u00e9vention des exacerbations et une issue plus favorable \u00e0 long terme. Les options de traitement am\u00e9lior\u00e9es lanc\u00e9es r\u00e9cemment semblent tr\u00e8s efficaces contre la dyspn\u00e9e. Or l\u2019augmentation de la capacit\u00e9 inspiratoire qui en d\u00e9coule peut jouer un r\u00f4le pr\u00e9pond\u00e9rant dans l\u2019att\u00e9nuation du d\u00e9clin fonctionnel responsable d\u2019une vraisemblable multiplication des exacerbations. 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Selon de nouvelles donn\u00e9es recueillies au cours d\u2019une p\u00e9riode de suivi de plus de 10 ans et qui ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9es dans le cadre de la Conf\u00e9rence internationale de 2012 de l\u2019American Thoracic Society (ATS), elle serait reli\u00e9e \u00e0 une augmentation de la tol\u00e9rance \u00e0 l\u2019effort et \u00e0 une r\u00e9duction tr\u00e8s importante du risque de d\u00e9c\u00e8s. Facteur incontournable pour qui veut prolonger la survie gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019exercice, la ma\u00eetrise de la dyspn\u00e9e fait partie des \u00e9l\u00e9ments essentiels des plans de prise en charge s\u2019\u00e9cartant radicalement des mod\u00e8les de r\u00e9f\u00e9rence et qui d\u00e9laissent la simple ma\u00eetrise des sympt\u00f4mes pour privil\u00e9gier la pr\u00e9vention des exacerbations et une issue plus favorable \u00e0 long terme. Les options de traitement am\u00e9lior\u00e9es lanc\u00e9es r\u00e9cemment semblent tr\u00e8s efficaces contre la dyspn\u00e9e. Or l\u2019augmentation de la capacit\u00e9 inspiratoire qui en d\u00e9coule peut jouer un r\u00f4le pr\u00e9pond\u00e9rant dans l\u2019att\u00e9nuation du d\u00e9clin fonctionnel responsable d\u2019une vraisemblable multiplication des exacerbations. Ce constat a servi de tremplin pour la r\u00e9orientation des objectifs th\u00e9rapeutiques dans les cas de MPOC les faisant passer de la ma\u00eetrise des sympt\u00f4mes \u00e0 la prolongation de la survie. Premi\u00e8re pi\u00e8ce de l\u2019effet domino aboutissant aux exacerbations et \u00e0 la phase terminale de la maladie, la dyspn\u00e9e est une cible importante, mais pas la seule, des efforts d\u00e9ploy\u00e9s pour lutter contre la MPOC.","og_url":"https:\/\/themedicalxchange.com\/en\/2012\/06\/25\/american-thoracic-society-ats-2012-international-c\/","og_site_name":"The Medical Xchange","article_published_time":"2012-06-25T17:34:10+00:00","article_modified_time":"2022-02-03T16:57:06+00:00","og_image":[{"width":960,"height":720,"url":"https:\/\/themedicalxchange.com\/wp-content\/uploads\/2012\/06\/MXCR-2329_FR_Fig_1.PNG","type":"image\/png"}],"author":"nuagelab","twitter_card":"summary_large_image","twitter_misc":{"\u00c9crit par":"nuagelab","Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e":"15 minutes"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"Article","@id":"https:\/\/themedicalxchange.com\/en\/2012\/06\/25\/american-thoracic-society-ats-2012-international-c\/#article","isPartOf":{"@id":"https:\/\/themedicalxchange.com\/en\/2012\/06\/25\/american-thoracic-society-ats-2012-international-c\/"},"author":{"name":"nuagelab","@id":"https:\/\/themedicalxchange.com\/en\/#\/schema\/person\/c4e17cbf7de41a40b9366989481cfc4b"},"headline":"MPOC : le traitement des voies respiratoires. 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